Dix ans après la création de la Confédération Africaine de Minifoot (AMC) , son président, Achraf Ben Salha, dresse un état des lieux : expansion du minifoot sur le continent, défis liés aux infrastructures, organisation de la CAN Minifoot 2027 en Guinée et tenue des Awards de l’AMC. Dans cet entretien réalisé via WhatsApp, Achraf Ben Salha expose sa vision pour poursuivre le développement du minifoot en Afrique.
Dix ans après la création de la Confédération Africaine de Minifoot, quel regard portez-vous sur l’évolution du minifoot en Afrique et quels sont les acquis majeurs enregistrés ?
Après une décennie d’existence, mon regard est celui d’un bâtisseur fier de la maturité acquise. Le minifoot en Afrique n’est plus une discipline de l’ombre ; c’est aujourd’hui une institution structurée qui impose sa propre personnalité. L’acquis majeur est d’avoir réussi à fédérer plus de 46 nations autour d’un projet sportif authentiquement africain, avec des compétitions dont le niveau technique rivalise désormais avec les meilleures nations mondiales. Nous avons affirmé notre autonomie et notre force organisationnelle.
Quels leviers doivent encore être actionnés pour faire du minifoot l’une des disciplines sportives les plus populaires sur le continent ?
Pour faire du minifoot une discipline de référence, nous activons des leviers basés sur la proximité et l’accessibilité. Le premier levier est la digitalisation de nos contenus pour toucher directement la jeunesse africaine sur ses supports favoris. Le second est l’ancrage local, à travers des championnats nationaux de plus en plus professionnels. Nous ne cherchons pas à imiter d’autres modèles ; nous créons une culture minifoot spécifique à l’Afrique, faite de spectacle et d’engagement.