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Sport Publié le 21 août 2026 | Abidjan.net

Jeux nationaux Special Olympics 2026 : un panel pour renforcer l’inclusion des enfants en situation de handicap

© Abidjan.net
Jeux nationaux Special Olympics 2026 : un panel pour renforcer l’inclusion des enfants en situation de handicap

Les acteurs du sport et de la santé se sont retrouvés, ce jeudi 20 août 2026, au stade Charles Konan Banny de Yamoussoukro, autour d’un panel consacré au sport, au handicap et à l’inclusion sociale, dans le cadre des Jeux nationaux de Special Olympics Côte d’Ivoire (SOCI).

Organisés du 20 au 22 août prochain, ces Jeux nationaux placés sous le thème ''Sport, handicap, inclusion sociale '' visent notamment à promouvoir la pratique sportive des personnes en situation de handicap et à favoriser leur pleine participation à la vie sociale.


Les échanges en présence de cadres sportifs, docteurs et chefs traditionnels ont porté sur plusieurs thématiques, avec un accent particulier sur le rôle du sport dans l’accompagnement et le développement des personnes en situation de handicap. L’objectif est également de favoriser le dépassement de soi chez les enfants en situation de handicap et de renforcer leur confiance en leurs capacités.


Au cours des discussions, les participants ont insisté sur la nécessité de mieux sensibiliser le personnel médical à la prise en charge des enfants en situation de handicap. Les intervenants ont également relevé l’importance d’une approche adaptée aux besoins de chaque enfant, notamment dans le cadre scolaire et social.

L'un des thèmes abordé a porté sur '' La pratique du sport, un outil de réhabilitation psychologique axée sur le rétablissement ''.

Il s’est agi de mieux comprendre l’état d’esprit des enfants en situation de handicap et de mettre en place un accompagnement progressif à travers la pratique sportive.


Intervenant lors de ce panel, le Professeur Koua Asseman, directeur coordonnateur du Programme national de santé mentale au ministère de la Santé, a rappelé que l’inclusion ne saurait être considérée comme une question réservée aux seules personnes en situation de handicap.

Pour lui, '' la question de l’inclusion est une affaire de société ''.

Il a présenté les différents types de handicap, notamment physique, intellectuel, psychologique et neurosensoriel, qu’il a regroupés sous l’appellation du ''petit h''.

Le spécialiste a toutefois attiré l’attention sur un autre type de handicap, qu’il qualifie de '' grand H ''. Celui-ci renvoie aux barrières structurelles qui, selon lui, demeurent souvent invisibles, mais se reproduisent de génération en génération et touchent l’ensemble des secteurs de la société.

Face à cette réalité, il a appelé à privilégier une véritable approche inclusive plutôt qu’une simple approche intégrative.

'' Si on veut un sport inclusif, il faut avoir un nouveau design de l’accès au sport et se réorganiser en interne '', a-t-il expliqué, invitant par ailleurs les parents à renforcer leur plaidoyer en faveur de leurs enfants.

Le Professeur Koua Asseman a également estimé que le handicap de l’enfant peut devenir une richesse lorsqu’il est envisagé dans une perspective de rétablissement.

Les familles, a-t-il souligné, peuvent développer une véritable expertise à partir de leur expérience et contribuer ainsi à l’évolution de la prise en charge.


Pour Mme N’Gbo, représentante du Comité des parents des athlètes de Special Olympics (COPASOCI), les parents occupent une place essentielle dans le processus d’inclusion.

Elle a appelé les familles à développer un véritable sentiment d’appartenance à l’ensemble de la communauté, estimant que le sport constitue l’un des leviers les plus puissants de l’inclusion sociale.


Au-delà de l’accompagnement quotidien de leurs enfants, les parents doivent, selon elle, devenir de véritables ambassadeurs de l’inclusion. Elle a également insisté sur l’importance du soutien émotionnel apporté aux enfants.


De son côté, M. Abdoul Aziz, délégué régional de l’Office national des sports de Yamoussoukro et gestionnaire du stade Charles Konan Banny, a présenté l’infrastructure sportive comme '' un espace de vie et un laboratoire d’inclusion ''.

Il a déploré le fait que les personnes vivant avec un handicap restent encore trop souvent invisibles dans l’espace public et, dans certains cas, dans les infrastructures sportives.

Pour lui, le sport constitue un langage universel capable de rapprocher les individus. Il a ainsi plaidé pour que les infrastructures sportives soient conçues et aménagées de manière à être accessibles à tous.

Prenant la parole à l’ouverture des Jeux, l’honorable Innocent Youté, président du Conseil d’administration de Special Olympics Côte d’Ivoire (SOCI), a adressé un message fort aux athlètes.

'' Chers athlètes, sur ces terrains, vous n'allez pas seulement défendre les couleurs de vos régions. Vous allez, sans même le vouloir, faire reculer les préjugés'', a-t-il déclaré, soulignant que les participants seront, durant ces trois jours, de véritables acteurs de la promotion de l’inclusion.

Aux parents, le président du Conseil d’administration de SOCI a rendu un hommage appuyé pour leur engagement aux côtés de leurs enfants.

'' Vous êtes la première équipe. Vous étiez là avant l'entraîneur, avant le club, avant la fédération. Vous avez cru quand d'autres doutaient. Vous avez accompagné, transporté, encouragé, protégé '', a-t-il souligné.

Il a assuré que les réussites des enfants constituent également celles de leurs familles, avant d’adresser un message aux familles qui hésitent encore à faire participer leurs enfants aux activités sociales et sportives.

'' N’ayez pas honte, ayez de l’ambition. Il n’y a rien à cacher. Il y a un talent à révéler '', a-t-il lancé.

L’honorable Innocent Youté a enfin salué l’engagement des entraîneurs, bénévoles, organisateurs, arbitres, officiels ainsi que des médecins, infirmiers et personnels de santé qui contribuent à la réussite de ces Jeux nationaux.





EA

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