Aujourd'hui, mercredi 5 août 2026, à quarante-huit heures de la fête nationale de notre pays, je vais encore parler de football. Doublement.
D'abord, je reviens sur un projet avorté : celui du président de la FIFA d'ouvrir au privé vingt pour cent du capital de la FIFA Forward Enterprise (FFE), une nouvelle entreprise à créer pour gérer tout ce qui est lié à la Coupe du monde.
Dans un groupe WhatsApp, j'avais plaisanté : que les 20 % ne soient pas déjà réservés aux plus riches, et qu'il y ait la possibilité d'avoir des actionnaires individuels dans chaque pays membre. J'envisageais même de prendre des parts dans ce qui pouvait devenir l'une des plus grosses entreprises commerciales au monde. Finalement, la FIFA a retiré son projet. Gianni Infantino a renoncé le 1er août 2026. Quatre jours plus tôt, le média britannique The Times révélait le projet FFE : une société commerciale logeant droits télés, sponsoring, billetterie et organisation du Mondial. Vingt pour cent ouverts à des investisseurs minoritaires, une valorisation à vingt milliards de dollars. Et J.P. Morgan à la manœuvre, aux côtés d'un fonds fondé par le frère du gendre de Donald Trump.
Le recul est réel, mais il n'est pas rassurant.