Sous l’égide de la Fédération Ivoirienne de Tennis, la team Getheme Koffi a organisé du 7 au 11 avril 2026, au NCT du Club municipal des Deux-Plateaux, la 5e édition de l’Open amateur-professionnel féminin baptisé Trophée Mijanou, en hommage à Marie Jeanne Yacé, affectueusement appelée Mijanou. Au fil des éditions, le tournoi s’installe comme un rendez-vous structurant du tennis ivoirien. Mais ici, il ne s’agit pas seulement de compétition. Il s’agit de créer un cadre, une visibilité, une dynamique pour des joueuses longtemps restées en marge.
Pour Coach Koffi Getem, l’objectif est sans détour « Nos mamans, nos sœurs, nos filles jouent déjà dans les clubs, mais elles ne se rencontrent pas et ne compétissent pas assez. Il fallait créer ce cadre. » Une vision qui prend forme sur les courts avec un mélange assumé de professionnelles, d’amatrices, de débutantes et de jeunes en formation.
Dans la catégorie professionnelle, Coulibaly Sadjo s’impose avec autorité face à Gakpo Winner sur le score de 6/2 6/1, confirmant son statut dans ce tournoi.
En amateur, Koffi Edwige domine Achou Edith 6/3.Chez les débutantes, Chanice Aka Djo s’impose face à Kouame Nancy 6/3.
Chez les cadettes, Sawadogi Ella termine première en formule round robin, tout comme Dah Hanna chez les benjamines.
Mais au-delà des résultats, c’est la parole des actrices qui donne le ton.La gagnante, Coulibaly Sadjo, assume son parcours et son mental « J’ai commencé ce tournoi et aujourd’hui encore je gagne. Je suis très contente. C’est comme une revanche. J’étais très concentrée, ce n’était pas facile. »
Puis elle lance un message direct aux femmes « J’invite mes sœurs à venir jouer au tennis. Ça permet de s’encourager et de se détendre. »
Avant de saluer l’initiative « Merci au coach Kofi. Ce tournoi nous permet de nous entraîner et de progresser. On en a vraiment besoin. »
Dans un autre registre, l’intervention du parrain N'dia Camille donne une profondeur particulière à cette édition « J’ai été embarqué dans cette aventure il y a cinq ans. Très vite, on s’est dit qu’il fallait faire quelque chose pour nos jeunes filles. » Le choix du nom du trophée s’inscrit dans une histoire personnelle devenue collective « J’ai voulu rendre hommage à ma mère, Marie Jeanne, qu’on appelait Mijanou. Elle nous a transmis la rigueur, la résilience et l’éducation. »
Mais au-delà de l’émotion, une direction est fixée « Il faut qu’on identifie les pépites et qu’on les accompagne correctement. »
Dans le même temps, le championnat national individuel senior a offert des rencontres engagées. Le 10 avril au SECO en Zone 4, Koffi Kouadio s’est imposé face à Traoré Moussa 6/2 6/4 après 1h25 de jeu sous une forte chaleur.
À sa 5e édition, le Trophée Mijanou dépasse désormais le simple cadre d’un tournoi. Il s’affirme comme une plateforme de structuration du tennis féminin en Côte d’Ivoire.
Avec le soutien de la Fédération dirigée par Koyo Sylvain, les bases d’un développement plus large sont posées.
JB