Le président américain a signé, jeudi 20 mars 2025, un décret prévoyant à terme la fermeture du département fédéral de l'Éducation. S'il joue un rôle limité dans le système éducatif aux États-Unis, sa disparition ne serait pas sans conséquences sur la scolarité des jeunes Américains. Explications.
Après avoir annoncé il y a dix jours sa volonté de licencier près de la moitié de son personnel, le président Donald Trump a signé ce jeudi 20 mars un décret visant au démantèlement du département de l'Éducation.
Cette annonce n'est pas une surprise puisqu'il s'agit d'une promesse de campagne qui figurait dans le programme Project 2025, dont le candidat s'est largement inspiré. Pour le fermer totalement, il faudra l'approbation du Congrès et une majorité de 60 votes au Sénat, où les républicains ne disposent que de 53 sièges. Mais en attendant, il s'agit « d'une sorte de liquidation pour le rendre inopérant », commente Laurie Béreau, maîtresse de conférence en anglais à l'université Rennes 2 et spécialiste des politiques éducatives aux États-Unis.
Si cette décision s'inscrit dans le cadre de l'offensive générale contre l'État fédéral aux États-Unis pour réduire les dépenses publiques, c'est aussi une nouvelle attaque conservatrice contre les idées progressistes. « Les contribuables n'auront plus à payer des dizaines de milliards de dollars pour des expérimentations sociales progressistes et des programmes obsolètes », s'est d'ailleurs réjouie la Maison Blanche en amont de la signature.
L'enjeu, c'est que « l'État fédéral mette moins son nez dans les politiques éducatives pour laisser les mains complètement libres aux États fédérés », analyse la spécialiste.